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Ecologie

Ecologie

L'écologie, au sens premier du terme, est une science dont l'objet est l'étude des interactions des êtres vivants (la biodiversité) avec leur environnement et entre eux au sein de cet environnement (l'ensemble étant désigné par le terme « écosystème »)
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Définition

L'écologie, au sens premier du terme, est une science dont l'objet est l'étude des interactions des êtres vivants (la biodiversité) avec leur environnement et entre eux au sein de cet environnement (l'ensemble étant désigné par le terme  « écosystème »)

Nous sommes en train de jouer avec la planète comme des enfants lâchés dans une maison en papier avec une boîte d'allumettes. (...) Avec la différence que le feu prend tout de suite avec des allumettes, alors que la destruction de la planète prendra un siècle.
René Dumont

Un écolo des années 1970

Ingénieur agronome, chercheur et enseignant à l'Institut national agronomique de Paris, René Dumont adopta dans les années 1970 une position politique alors fort peu en vogue, développant l’idée qu'il faut se libérer du carcan de l'économie du profit pour sauvegarder la planète, lutter contre le gaspillage et la destruction de la couche d'ozone, réduire la consommation d'énergie et l'insolent pillage du tiers monde sur lesquels ces fléaux se fondent.

L'urbanisme écologique ou urbanisme durable

C’est une nouvelle façon d’appréhender le rapport de l’humain à la nature. Il se veut ainsi plus respectueux de l’environnement en utilisant de nouvelles méthodes de construction, de nouveaux matériaux, de nouveaux modes de déplacement. La notion de durabilité nous renvoie à l’impératif de concilier dans l’urbanisme le bien-être, la cohésion sociale et un développement économique respectant la biodiversité.

Des animateurs écologistes

En 1975, Alain Simonin parcourt les rues de Genève avec un petit bus rempli de jeux d’enfants. Il s’arrête dans des cours d’immeubles ou des préaux d’écoles.
"À cette époque, la voiture prend possession de la ville, c’est la grande époque de la voiture et nous, on a essayé́ de bousculer les voitures et de les faire « dégager », pour que l’enfant puisse jouer dans la ville. Donc, on sortait à n’importe quelle saison avec ce bus, on inventait toutes sortes de dispositifs. On faisait aussi ce qu’on appelle « des jeux de règles », dont Piaget a été́ le promoteur, dans le sens qu’ils permettent à l’enfant de structurer ses mouvements et sa pensée et, en même temps, de modifier les règles quand il le veut. Donc, c’est une époque assez extraordinaire d’animation, où j’ai vraiment connu la ville et où j’ai toujours défendu l’animation de rue, même après, comme formateur. Ce ne sont pas les gens qui viennent vers nous, c’est nous qui allons vers eux. Les parents étaient présents avec leurs enfants et parfois ils se mettaient à jouer avec nous. C’était extraordinaire."

L’animation socioculturelle partenaire des projets urbains

L’animation ne permet-elle pas de mettre en évidence certains paradoxes d’un projet urbain pensé pour des habitants? Ce projet urbain ne pense-t-il pas le bâti avant de penser aux interactions sociales et aux populations qui vont y vivre collectivement, mais de façon différenciée ? C’est peut- être au fond le sens premier de l’animation socioculturelle, et de ses professionnels et professionnelles, que d’être partenaire des commandes d’un projet en accord avec les attentes de ses destinataires.

Les modèles existants ont une dynamique propre qui a fait ses preuves. Les nouveaux quartiers qui apparaissent devraient promouvoir la création d’espaces publics, partagés et de rencontre (bancs, aires de jeux, cours, Eco points), pour développer la vie de quartier et le lien avec le voisinage. Par rapport à̀ cette évolution, ne faudrait-il pas créer un concept « Maison du peuple » sous l’égide d’un collectif associatif à la place d’une seule association qui gère le lieu ?

Des expériences d’associer le travail social hors-murs et la construction de nouveaux quartiers sont en route comme nous l’affirme Yann Boggio :
« Il y a des expériences qu’on est en train de mener, par exemple, sur le quartier de La Chapelle-Les Sciers qui est à cheval les communes de Lancy et Plan-les-Ouates. La partie sur Lancy est déjà construite, celle sur Plan-les-Ouates se construit aujourd’hui et c’est  au total près de  mille six cents logements qui sortent de terre. Donc, un volume important avec une école au milieu. Et là, on se dit qu’on pourrait commencer avec un ou deux animateurs avec mandat de travail social « hors murs » – peut-être plus centré sur les enfants que sur les adolescents – afin qu’ils puissent appréhender le quartier, voir ce qui se fait, ce qui pourrait être mis en place comme type d’animation. Et, petit à petit, à partir de ces interventions on peut imaginer construire des collectifs d’habitants qui vont peut-être se transformer en Maison de quartier ou en Terrain d’aventure.
 En bref, concevoir des modèles qui sont évolutifs et qui vivent avec le quartier. Voici encore une autre voie pour demain. »