Quelques réalisations

Les films

« Tout ce que nous avons vécu, ce que nous avons fait, que va-t-il en rester ? »

Ces mots résonnent entre celles et ceux qui ont lutté contre l’intolérance et pour renforcer les solidarités. Plus d’un demi-siècle de développement communautaire à Genève qui a favorisé l’expression des cultures et construit le berceau d’une certaine forme de cohésion sociale.  Dans ce monde où, comme le dit Jean-Pierre Fragnière « les vieux ont arrêté de mourir », il est encore temps de partager avec les acteurs et témoins de cette évolution, imaginer encore des solidarités entre générations.

Nous voici partis dans une enquête sur la mémoire suivie par la caméra et un preneur de son.

Terre Commune, le film

À Genève, un trio improbable déambule dans l’espace urbain. Tous les trois concernés pars les questions sociales, vont voir celles et ceux qui s’activent sur le terrain. À travers ces rencontres, les protagonistes s’interrogent: comment construire des espaces de liberté au sein de la ville.

Long métrage documentaire – CH – 73 minutes

Réalisation
Cyril Bron


Mémoire Flottante

Ce film documentaire autour de l’animation sociale propose une ballade chronologique sur les diverses actions de l’animation socioculturelle. Entre témoignages de celles et ceux qui en ont été les pionnières et pionniers. C’est un métier difficile à définir car toujours en ajustement avec l’évolution de la société. De l’époque où les animateurs voulaient changer le monde, l’époque de la recherche d’une identité et des conflits, celle où l’on évoque la possibilité de répondre aux besoins spécifiques de la vie quotidienne, et enfin des pistes pour construire des actions sociales liées aux nouveaux besoins.

Un film qui permet d’abord de trouver les témoignages pertinents à l’histoire de l’animation genevoise, puis de laisser le spectateur interpréter ces mots en ayant en mémoire le contexte historique : replacer tous ces témoignages les uns par rapport aux autres dans un contexte chronologique.
Chaque séquence dresse ainsi le tableau d’un pan du passé qui s’imbrique dans le réseau de faits déjà connus et le précise, ou parfois le contredit. Grâce à toutes ces découvertes, petites et grandes, notre propos est de recomposer patiemment un passé que ces témoins nous font revivre dans sa complexité.
Ce film est destiné à mieux comprendre d’où vient la profession, quelle a été son histoire.


Terre Commune, le livre

La vie de l’animation socioculturelle est un roman qui a besoin d’être réécrit.

Dans ce récit, près de 24 personnalités en lien avec le monde de l’animation témoignent de 60 ans d’action socioculturelle à Genève. Ainsi, ce récit déroule un chemin sur lequel nous marchons. Une Terre Commune ?

Si on parle de mémoire et de choses vécues par d’autres, nous ne sommes pas nostalgiques. Mais nous voulons donner une forme à ce qui a été fait.

Nous ne voulons pas que nos expériences soient reprises telles quelles. Mais nous voulons qu’elles soient appréhendées et modifiées par les travailleurs sociaux d’aujourd’hui.
C’était mieux avant ? Nous ne tomberons pas dans cette nostalgie.
Ainsi, nous voulons célébrer le souffle qui nous a porté. En effet, nous sommes animés par la générosité d’ouverture, les décloisonnements, la conquête intellectuelle et les prises de conscience. Ainsi que l’envie de réparation des injustices sociales. Même si tout cela ressemblait parfois à une immense utopie.

Nous avons également œuvré dans diverses institutions. Certains d’entre nous ont eu de grandes responsabilités. Nous avons parfois un peu d’amertume en regardant aujourd’hui la montée de l’individualisme et des peurs.

L’accent est porté sur les périodes de transitions entre les différentes « époques » du déroulement de l’animation socioculturelle à Genève. Ces passages, ces transitions et ces impasses parfois, nous semblent intéressants dans la mesure où ils indiquent qu’une idée est en route, et fait son chemin. Comment passe-t-on d’une « société des loisirs » (consommation) des années 50, au « bien vivre ensemble » (cohésion sociale) dans le temps présent ?


Habiter dans la société longue vie, la collection

Partant des bouleversements induits par les quinze ans d’espérance de vie que nous avons gagnés en quelques décennies, la collection Habiter dans la société de longue vie se penche sur les nouvelles modalités associées à l’habitat : des logements intergénérationnels ouverts aux personnes dès « l’âge AVS » et aux étudiant-es, des lieux de vie développant des activités et des échanges intergénérationnels, des cadres de vie ouverts et accueillants, des aménagements garantissant l’accessibilité, des structures conçues pour évoluer en fonction des désirs et de l’état de santé des locataires, des partenariats avec des associations locales.

Fruit d’un partenariat entre les Éditions Socialinfo, la Fondation communale pour le logement des personnes âgées (FCLPA) et Terre Commune, la collection se sert de l’expérience tirée de réalisations innovantes, de projets de transformation de logements et d’aménagements favorisant la vie sociale.

Vivre « chez soi » le plus longtemps possible. Conserver son autonomie dans un cadre de vie accueillant et un environnement animé. C’est le rêve du plus grand nombre. C’est un choix qui rassemble toutes les générations. C’est le cœur des projets présentés dans cette collection.

Volume 1 :
Habiter dans la société de longue vie, l’Adret à Lancy

Jean-Pierre Fragnière, Claude Dupanloup

(140 pages, Socialinfo, 2018 / 2024)

Le projet ADRET présenté dans ce livre se construit sous nos yeux. Une démarche collective, un engagement ferme et orienté vers le long terme, une volonté de bâtir pierre sur pierre un instrument au service d’une vie sociale la plus harmonieuse possible. D’heureuses promesses, une brassée de suggestions pour construire l’avenir proche.

Volume 2 :
Au cœur de l’Adret

Laure Bonnevie, Yann Bernardinelli

(132 pages, Socialinfo, 2024)

Six ans après la publication d’Habiter dans la société de longue vie. Le projet de l’ADRET (2018), le présent ouvrage rassemble des idées, dresse quelques constats et émet plusieurs propositions permettant de mieux appréhender les défis associés à l’habitat multigénérationnel.

Architecture, urbanisme, soins, cohésion sociale, Au cœur de l’ADRET convoque les principaux champs engagés dans la mise en place de structures évolutives capables d’accompagner la personne dans toutes ses dimensions, au long de toutes les phases de la vie.

Volume 3 :
Au cœur de la vie

Sarojini Pillay

(140 pages, Socialinfo, 2024)

Habitante de l’Adret, Sarojini Pillay nous initie à l’art de la solidarité entre les générations. Elle partage ses recettes pour un vieillissement épanoui, entre interdépendance positive et socialisation active. Avec beaucoup d’amour et une pointe d’humour.

Volume 3 :
Au cœur de la vie

Cyrus Mechkat

(120 pages, Socialinfo, 2025 )

Dans cet ouvrage, l’architecte Cyrus Mechkat présente les principes qui régissent sa vision de l’habitat intergénérationnel. Revenant sur son expérience au sein de H4G, l’association qu’il a contribué à fonder, il propose des exemples de logements capables d’évoluer conformément aux besoins de leurs habitant-es et livre ses méthodes pour modifier ou concevoir de telles habitations.


Vie sociale en immeuble intergénérationnel, La Casa del Cedro

Inaugurée en 2019 à Chatelaine, la Casa del Cedro est un immeuble intergénérationnel propriété de la Fondation Alphonse Carfagni. Il réunit sous un même toit 18 appartements pour seniors, seuls ou en couple, et 16 appartements pouvant accueillir 44 jeunes en formation. Ce concept vise à favoriser l’intégration des habitant-e-s dans une vie sociale active. L’Association Terre Commune est mandatée pour accompagner la vie sociale de l’immeuble.

Une charte détermine les grandes valeurs favorisant le vivre-ensemble au sein de la Casa del Cedro. Les habitant-es s’engagent à faire vivre ces valeurs dans leurs relations et leurs interactions.

Convivialité et bien-être

La salle commune est mise à disposition des habitant-es dans le but de favoriser le lien social et le bien-être de chacun-e.

Relations entre les générations

Les relations intergénérationnelles et interculturelles sont privilégiées. Les projets de vie commune sont propices à l’entente et à la complicité.

Soutien et médiation

Un-e animateur-trice assure une présence régulière pour accompagner et fluidifier la vie sociale de l’immeuble.

Projets communs et solidarité

Les activités collectives (repas, sorties, entraide, échanges) sont encouragées pour renforcer l’entente et la solidarité entre les habitant-es.